Novembre 2026
Et si tu arrêtais de vivre en attendant que ta vie commence ?
J’ai une petite proposition à te faire. Elle pourrait bien alléger tes journées…
Et si tu arrêtais de considérer que ta vie se trouve quelque part devant toi ?
Tu sais, ce fameux « quand j’aurai… ».
Quand j’aurai plus d’argent.
Quand mon activité marchera.
Quand j’aurai trouvé la bonne personne.
Quand j’aurai réglé mes problèmes.
Quand j’aurai enfin le temps…
On connaît tous cette petite musique.
On avance vers un objectif, puis un autre. On imagine que le prochain changement va nous apporter quelque chose de plus, quelque chose de mieux.
Et sans même nous en rendre compte, on finit par vivre dans l’attente.
Le présent devient une sorte de couloir qu’il faudrait traverser pour arriver à destination.
Mais au fait, qui a décidé que notre vie se trouvait à destination ?
Et si le voyage était déjà la vie ?
Et si faire la vaisselle avait autant de valeur que réussir un projet ?
C’est une idée que j’aime beaucoup.
On a souvent tendance à donner plus d’importance à certaines actions qu’à d’autres.
Travailler sur un projet, prendre une décision importante, développer son activité… tout cela nous semble productif, utile, constructif.
Mais faire les courses, prendre un café, attendre le bus, se prélasser sur son canapé ou regarder les nuages passer ?
On classe facilement tout ça dans la catégorie des petits moments ordinaires. Parfois même du temps perdu.
Et si on changeait un peu de regard ?
Pourquoi un moment passé à rire avec quelqu’un aurait-il moins de valeur qu’une heure consacrée à faire avancer son entreprise ?
Pourquoi faudrait-il que notre temps soit toujours utile à quelque chose ?
Et surtout, pourquoi faudrait-il que certaines actions soient plus créatrices que d’autres ?
Tout ce que tu vis participe à ta réalité.
Pas seulement les grandes décisions ou les actions que tu poses volontairement.
Ta façon de regarder, de ressentir, de t’intéresser à ce qui t’entoure participe aussi à ce que tu crées.
Il n’y a pas d’interruption dans la vie. Même quand tu ne fais rien, quelque chose se passe.
Le petit piège du « après »
Regarde comme nous faisons parfois.
On déjeune rapidement pour pouvoir retourner travailler.
On se repose pour être en forme le lendemain.
On prend des vacances pour mieux reprendre ensuite.
On s’accorde un petit plaisir parce qu’on a bien travaillé.
Même nos moments de détente finissent par être au service de quelque chose d’autre !
Comme si nous devions toujours justifier le temps que nous prenons pour vivre.
Et si, pour une fois, tu prenais ton café sans qu’il soit une récompense, une pause ou une préparation à la suite ?
Juste un café.
Le soleil, la terrasse, le goût, le temps qui passe.
Rien à rentabiliser. Rien à réussir.
Tu es là. C’est tout.
Et tu sais quoi ? Ce n’est pas du temps perdu.
Désirer davantage sans attendre demain pour vivre
Attention, je ne suis pas en train de te dire qu’il faut renoncer à tes envies !
Tu as envie de gagner plus d’argent ? Formidable.
Tu rêves d’une maison, d’un voyage, d’une nouvelle activité, d’une belle rencontre ? Tant mieux !
Désirer, c’est vivant. Ça met du mouvement, de la couleur et de l’enthousiasme dans l’existence.
Mais il y a une petite différence entre avoir envie de quelque chose et vivre comme si tu ne pouvais pas être bien avant de l’avoir obtenu.
Tu peux désirer l’abondance sans passer tes journées à mesurer ce qui te manque.
Tu peux avoir un projet et prendre plaisir à ta journée, même si ce projet n’a pas encore abouti.
Tu peux avoir envie de changer de vie sans considérer que celle que tu vis aujourd’hui est une erreur.
C’est là que je trouve qu’il y a quelque chose de profondément libérateur.
Tu n’as pas besoin d’attendre que ta vie soit différente pour commencer à la vivre pleinement.
Ton attention est un pinceau magique
J’aime cette idée que nous participons en permanence à la création de notre réalité.
Et que notre attention est un peu comme un pinceau.
Là où nous posons notre regard, nous commençons à mettre de la couleur.
Si tu passes tes journées à regarder ce qui ne va pas, ce qui manque, ce qui devrait être différent, tu risques de ne plus voir grand-chose d’autre.
Mais si tu commences à t’intéresser à ce qui est là, aux possibilités, aux rencontres, aux petites choses qui te font du bien, ton expérience change.
Ce n’est pas forcément le monde qui a changé.
C’est peut-être simplement ton regard qui s’est déplacé.
Et ce déplacement peut ouvrir des portes auxquelles tu ne pensais même pas.
Alors, inutile de transformer chaque moment en exercice de développement personnel !
Pas besoin de méditer en épluchant les carottes, ni de chercher une signification profonde à chaque tasse de café.
Tu peux simplement être là, t’intéresser, savourer, jouer avec ce qui se présente.
Et laisser la vie te surprendre.
Et si tu fermais la porte du couloir ?
J’aimerais te laisser avec cette petite expérience.
Pendant une journée, essaie de ne pas considérer ce que tu fais comme un moyen d’arriver à autre chose.
Quand tu manges, mange.
Quand tu te reposes, repose-toi.
Quand tu travailles, travaille.
Quand tu ris, ris !
Ne fais pas de chaque instant une étape vers le suivant.
Et observe ce qui change.
Peut-être que tu vas te sentir moins pressée. Peut-être que tu vas retrouver du plaisir dans des choses toutes simples. Peut-être que tu vas même avoir de nouvelles idées, de nouvelles envies.
Et si rien de tout cela ne se produit, ce n’est pas grave non plus !
Il n’y a rien à réussir dans cette expérience.
Juste une autre façon d’habiter tes journées.
Parce qu’au fond, je crois que nous passons beaucoup de temps à essayer de construire une vie que nous oublions parfois de vivre.
Alors, oui, désire, imagine, crée, entreprends, rêve grand !
Mais ne quitte pas le présent pour aller chercher ailleurs ce que tu peux déjà commencer à vivre ici.
Ta vie n’est pas le couloir qui te mène à demain. Elle est aussi ce qui se passe pendant que tu y marches.
Et ça, franchement, ça change déjà pas mal de choses !
De tout cœur,